Comment mieux accueillir la critique au travail ?
En réunion, vous avez tout pensé, tout préparé, pour votre présentation. Des planches de PowerPoint peaufinées pendant des heures. Et voilà la phrase qui tue : « Tu as pensé à ça ? » Patatras. Vous êtes anéanti. Décidément, ils ont une dent contre vous.
Au café, avec les collègues, vous exprimez une opinion et on vous fait remarquer que ce que vous dites c’est « n’importe quoi ». Cette remarque vous met hors de vous pour la journée. 😠
Lors de votre évaluation, votre responsable vous demande d’être plus… [remplissez selon votre vécu]. C’en est trop. Après tout ce que vous faites pour cette entreprise, comment peut-il/elle se permettre ce genre de commentaire ?!? Vous envisagez de démissionner, vous qui vous désossez chaque jour.
Les situations dans lesquelles vous prenez mal la critique sont :
- Occasionnelles ?
- Régulières ?
- Quotidiennes ?
Entendons-nous. Vous n’allez pas pouvoir empêcher les autres de s’exprimer.
En revanche, vous avez le pouvoir de changer votre perception de la critique.
« Ils ont une dent contre vous ? »
« Une attaque personnelle ? »
« Une critique assassine ? »
Prenez du recul. Observez le champ lexical utilisé. L’attaque, la guerre, la mort ?
Qu’est-ce qui fait que vous prenez une remarque sur une attitude ou une idée pour une attaque personnelle ? Il est important ici de dissocier votre comportement de votre identité. Se peut-il que vous confondiez commentaire avec critique, critique avec imperfection, et finalement, imperfection avec échec ?
Il est fréquent que l’on confonde son travail avec son identité. Et nécessairement, c’est plus désagréable, dérangeant, douloureux, de recevoir une critique sur son identité qu’une remarque sur un comportement.
Gérer ses émotions face à la critique ?
Nous croyons souvent qu’il faut gérer ses émotions. Déjà, gérer ses émotions n’est pas les nier ou les faire taire. C’est les identifier et les écouter. Ensuite, ce n’est pas ça, la première étape.
En effet, un événement ne crée pas une émotion. Un événement crée une pensée qui, elle, crée une émotion. Donc, si vous recevez un commentaire, posez-vous la question : quelle pensée avez-vous, et laquelle choisissez-vous A LA PLACE ?
- « Tu as pensé à ça ? » => « Ah c’est vrai, c’est une bonne idée » ou « J’ai bien fait de leur en parler » par exemple. Et remplacez frustration par gratitude.
- « C’est n’importe quoi ce que tu dis » => « Ah tu trouves ? Intéressant, qu’est-ce qui te fait dire ça ? » Et remplacez colère par curiosité.
- « Tes axes de progrès sont les suivants… » => « Si je veux progresser, je reconnais que ça me serait utile » ou « Sa perception est importante même si je ne me vois pas ainsi ». Et remplacez jugement par observation.
La pensée que vous avez détermine l’émotion que vous ressentez.
En accueillant les commentaires avec bienveillance, curiosité et ouverture, vous serez plus à même de vous montrer tolérant vis-à-vis de vous-même.
… A méditer:
« Seule la main blessée craint le poison ».
1/ La critique n’est pas un poison. C’est une opportunité d’apprendre, de construire ou de dialoguer.
2/ Votre main n’est blessée que si vous pensez que ce que dit l’autre est vrai et douloureux.
J’attends vos critiques avec impatience ! 😊


