Burn-out : comment l’éviter et retrouver l’équilibre au travail
Le burn-out, un mot qui fait peur
On se croit fort, on pense qu’on va tenir… encore un peu. Jusqu’au jour où se lever devient impossible. Cramé de l’intérieur. La volonté, notre alliée de toujours, ne suffit plus. Alors, comment éviter d’en arriver là ?
Comprendre le burn-out
Ses causes sont multiples : la pression sociétale, le contexte économique, la surcharge dans l’entreprise, le manque d’effectifs… mais aussi nos propres croyances et comportements.
Vous pensez que c’est juste la charge de travail ? Et si ce n’était pas si simple ?
Épuisement, relations qui se déshumanisent, sentiment d’échec… Ces signaux sont souvent ignorés jusqu’à la rupture.
S’interroger avant qu’il ne soit trop tard
Qu’est-ce que le fait de de dire oui à tous les dossiers vous permet d’obtenir de positif ?
– D’obtenir la reconnaissance des autres ? Qu’en est-il de la
reconnaissance que vous vous attribuez ? D’avoir l’impression d’être indispensable, ce qui vous rassure ? Par quelle autre attitude pourriez-vous vous sentir en sécurité ?
Qu’est-ce que ça vous évite de négatif, de prendre autant de dossiers ? Éviter de déplaire ? D’être jugé ? De craignez-vous le jugement, en réalité ? Le vôtre est sûrement le plus sévère. Ou peut-être évitez-vous de demander de l’aide car c’est pour vous preuve de fragilité ?
Dire non sans culpabiliser
Dire non n’est pas une faiblesse. C’est une force. Une technique simple : commencez par « Oui, si… » (oui, si je peux décaler, oui, si on ajuste la priorité). Poser ses limites, c’est se respecter.
La vraie force : l’interdépendance
On croit que l’indépendance est le sommet. Faux. La vraie force, c’est l’interdépendance.
Selon Katherine Symor, nous passons par :
- Dépendance : on acquiesce pour obtenir ce dont on a besoin.
- Contre-dépendance : on s’oppose pour s’affirmer.
- Indépendance : on sait se débrouiller seul (beaucoup s’arrêtent là).
- Interdépendance : on recherche le partage avec confiance.
Quand vous acceptez -et appréciez- l’interdépendance :
- Les remarques deviennent des cadeaux, pas des critiques.
- Vous osez demander conseils, aide, ressources.
- Vous réhumanisez la relation en travaillant en équipe.
- Vous ne travaillez pas plus, mais mieux et avec plaisir.
Et surtout, vous créez des alliances de confiance. Une relation solide avec une personne au travail – quelqu’un avec qui on peut être soi-même, échanger sans peur, célébrer ses réussites – est un facteur puissant de résilience. Elle réduit l’isolement, protège du burn-out et renforce le sentiment d’appartenance.


